« Qu’en pensez-vous ? » : Le shopping éthique, vous pratiquez ?

Yo !

Vous allez bien ? On se retrouve aujourd’hui pour le deuxième article « Qu’en pensez-vous ». Le premier était sur le sujet des soutiens-gorges, faut-il arrêter d’en porter ou non? Je vous laisse aller y jeter un œil ;). Pour cette fois, on part sur un sujet totalement différent puisqu’on va parler shopping éthique.

Le shopping éthique c’est quoi ? Ce terme englobe des préoccupations sociales et environnementales. Au départ ce mouvement vise surtout le respect des travailleurs textiles, et avec le temps on évolue vers une définition plus large. On prend de plus en plus en compte l’impact de notre consommation sur l’environnement en cherchant à polluer de moins en moins ; le recyclage vestimentaire est de plus en plus présent, avec l’achat d’occasion notamment ; la slow-fasion apparait, c’est-à-dire le consommation de vêtements de qualité qui durent dans le temps et qui sont indémodables pour éviter de racheter ; enfin on accorde plus d’importance à l‘achat local en circuit-court.

En ce qui me concerne je trouve cette démarche très louable, mais en pratique très difficile à mettre en œuvre, surtout pour une passionnée de mode comme moi. Pour moi la qualité ce n’est pas ce qui prime. Je cherche des pièces tendances à petits prix, et comme je me lasse vite, je revends sur vinted. Garder une pièce des années ce n’est pas mon objetcif (sauf pour les chaussures, manteaux et sacs), je préfère changer. Je consomme plutôt du « fast-shopping » mais je pense que si on est bien guidés on peut peut être faire quelques petits efforts dans ce sens.

J’ai fais appel à quatre blogeuses pour venir débattre sur ce sujet. Il y a d’un côté Shanice et Clara qui consomment comme moi du fast-shopping, et de l’autre côté Teva et Louise qui elles consomment éthique. Je leur ai demandé de répondre à un questionnaire, voyons ensemble leurs réponses.


PRÉSENTATIONS

TEVA

« Moi c’est Téva, j’ai 21 ans, je viens d’Annecy mais j’habite à Paris pour mes études. Je suis d’ailleurs en école de mode et je suis blogueuse à côté. Je suis passionnée par la mode forcément, mais également par l’art, l’architecture et la photographie. J’aime le sport également, j’ai pratiqué pendant très longtemps de la gymnastique et de l’escalade, désormais je fais du running et du yoga. »

INSTA : @tvswb

CLARA

« Clara, 24 ans, j’ai un Bac +3, je vis entre La Vendée et Paris. Passionnée de mode et de beauté j’ai ouvert mon blog pour y partager mes petits, astuces et makeup. Et depuis c’est mon activité principale. »

INSTA : @gohope_blog

SHANICE

« Je m’appelle Shanice j’ai 24 ans et je vis actuellement à Lyon. Je suis assistante marketing pour une marque de vêtements de luxe pour enfants. Je m’intéresse beaucoup à la mode, la danse et la photographie. J’ai un blog qui parle de mode, de voyages et de sujets de société qui me tiennent à cœur. »

INSTA : @shanicempb_

LOUISE

« Je m’appelle Louise. J’ai 22 ans, dans 2 mois j’ai finis mes études aux Beaux Arts de Monaco en scénographie. Je vis donc à Nice depuis 3 ans, parisienne d’origine, j’y retourne dès que j’ai fini mon cursus. L’art de manière général, comprenant les Beaux Arts, l’Art Plastique, la danse, l’Opéra, le Théâtre, la musique, le cinéma.. sont des choses qui me passionnent. J’ai un blog depuis 6 ans maintenant. Il a un peu vécu avec mes études. Donc je n’ai pas forcément été à fond dessus, mais ça ne me dérange pas. C’est plus un moyen où je peux m’exprimer quand j’ai le temps et l’envie. Et je suis assez ravie de la petite communauté de personne qui me suivent avec qui on peut réellement parler de beaucoup de sujets ! »

INSTA : @louplyblog


BUDGET SHOPPING

Téva : « Je n’en ai pas vraiment, mais je vais dire 150€ en moyenne, il y a des mois où je n’achète pas. »

Clara : « Alors je n’ai pas de budget shopping, car grâce à mon activité j’ai la chance de recevoir pas mal de produits (que je sélectionne bien évidemment) mais lorsqu’il m’arrive de faire du shopping (j’entends un bon gros panier su ASOS), pas plus de 150 euros. Et pour la beauté, encore une fois j’en reçois pas mal ou alors c’est ce que je demande à Noël ou anniversaire. Je marche au coup de cœur et si il y a une pièce ou produits qui me fait envie pendant plusieurs mois, et qui est couteux, je fonce. Mais j’attends d’être certaine de mon choix pour ne pas regretter par la suite. Mais pas de budget mensuel, il y a des mois où je ne dépense rien et d’autres un peu plus. »

Shanice : « Ca varie énormément tous les mois. En général, je prévois toujours à l’avance ce dont j’ai « besoin » ou ce que j’aimerais pour le mois. Ensuite je vois selon mes impératifs financiers ce que je peux m’offrir ou non. Je ne dépense pas plus de 100 euros par mois sauf craquages exceptionnels. Je garde mes vêtements assez longtemps donc je ne ressens pas le besoin de tout le temps acheter. »

Louise : « Ca dépend totalement ! Beauté je n’achète pas grand chose, je renouvèle juste tous les 3/4 mois eye-liner et mascara. Le reste, j’ai été une très grosse consommatrice de palette et de rouge à lèvres en tout genre il y a 4 ans, et je les utilise toujours.
Pour ce qui est de la mode ça va dépendre.. Parfois je n’achète rien, puis certains mois je peux m’autoriser une petite centaine, quand d’autre sont vraiment à 20€ maximum ! »

QU’EST CE QUE TU RECHERCHES QUAND TU CONSOMMES ?

 Téva :  » Je cherche de la qualité dans un premier temps. Et une pièce forte, je n’achète pas n’importe quoi. Plutôt des pièces qui dégagent quelque chose à elles seules. »

Clara : « Je recherche tout , la qualité, le prix et bien évidemment que ce soit mon style, que ça me corresponde. La qualité avant tout, surtout pour des pièces dites « basiques » donc pour cela je n’aurai pas peur de mettre le prix. J’aime garder mes vêtements pendant longtemps, des années, donc il faut que la qualité soit là. Un petit prix c’est mieux car j’aime me renouveler et acheter que des produits à 300 euros c’est impossible pour moi. »

Shanice : « Cela dépend beaucoup de quelles pièces j’achète. Si je cherche un manteau, des chaussures ou un sac je privilégie la qualité. Après, depuis que j’étudie le marketing et que je travaille dans la mode, je pense maintenant que la qualité n’est pas équivalente à un prix élevé, ni à du luxe. Si ce sont mes vêtements de tous les jours, je cherche plus un style et les prix bas. »

Louise : « Ca va d’abord être une coupe qui me plait, une couleur que j’aime, quelque chose qui, une fois en cabine, tombe bien sur moi. Et ensuite bien sur je vais comparer le prix à la qualité. Je vais plus chercher des produits de bonne qualité qui dureront. (Je parle par exemple d’achat en friperie, où les petits prix peuvent être des choses de qualité incroyable, mais tout autant des prix exorbitants pour du 100% polyester, il faut savoir trouver ses pépites) »

 

CONSOMMES-TU ÉCOLOGIQUE ?

Téva : « J’essaye! Ce n’est pas forcément une mince affaire aha! Je n’ai pas vraiment d’enseignes écologiques chouchous, je commence juste et je suis plus en observations, j’achète que certaines pièces et parfois je trouve ça trop basique et finalement je n’ai pas forcément besoin. Sinon j’adore Acne Studios, je pourrai m’habiller entièrement là bas! »

Clara : « Alors pas du tout, je ne consomme pas écolo. J’adore le site ASOS car on trouve de tous les styles et prix. C’est ultra varié. Après j’adore les friperies et je vais aussi sur Vinted car y a pas mal de choses cool ! »

Shanice : « Consommer écologique n’est pas un de mes critères lors de l’achat. En ce qui me concerne c’est plus une question de budget. Je suis une fan de vintage donc je consomme beaucoup dans les friperies en physique ou en ligne (souvent les grosses pièces : veste, chaussures, sacs etc.) Le prix n’étant pas toujours très abordable, je me tourne également vers des grosses enseignes. Dans la fast-fashion je préfère Asos, Zara, Urban outfitters et Pull&Bear.« 

Louise :  » Oui je consomme uniquement de manière écologique (je fais surement des boulette des fois, j’essaie de faire gaffe à un maximum de chose, mais en tout cas mes achats se veulent toujours écologiques). Personnellement depuis 2 ans je n’achète plus que de la seconde main. J’ai commencé à classer des marques qui m’intéressaient, des shops responsables, mais pour éviter d’acheter quelque chose qui craint quand même, je veux être sûre à 100% alors pour l’instant je suis plus dans la phase « recherche ».
 Sinon craquer pour de l’artisanat au niveau des bijoux par exemple comme Hoctavius ou CarbonCollection. Les deux sont assez engagés dans l’éco-responsable en plus, et à l’échelle d’un artisan c’est à encourager encore plus je trouve. »


LA CONSOMMATION DE FAST-SHOPPING

Pourquoi optes-tu pour du fast-shopping ?

Shanice : « Essentiellement pour les prix et la diversité de pièces qu’on peut trouver que ce soit en terme de coupes et de tailles. Je trouve qu’on peut beaucoup plus s’amuser. J’aime beaucoup la mode, mais je préfère ne pas allouer une grosse partie de mon budget aux vêtements ou alors très occasionnellement quand une pièce me fait vraiment envie et la slow-fashion reste chère avec peu de choix. Même dans les friperies que j’affectionne particulièrement, les prix sont chers et on ne trouve pas toujours sa taille. »

Clara : « Je suis juste mes envies. J’adore la mode et j’ai envie que ça reste un plaisir sans me freiner. »

As-tu déjà pensé à consommer plus éthique ? Si oui, qu’est-ce qui te freine ?

Shanice : « Je n’ai jamais envisagé de consommer plus éthique. Pour des questions de prix et de manque de diversité comme je l’ai dit plus haut. Par contre, je me force à ne pas faire de la surconsommation de vêtements qui vont dormir dans mes placards, surtout que depuis que j’ai mon blog c’est plus tentant d’acheter pleins de vêtements pour faire pleins d’articles. Je fais des wishlists personnelles pour distinguer ce dont j’ai vraiment besoins des « caprices ». Je vends les vêtement encore potables que je n’utilise plus et je donne ceux qui ne sont plus au top. Ce qui me dérange dans la fast-fashion , c’est moins le côté environnemental, auquel je suis peu sensible, mais plus la sous-traitance et les conditions de travail souvent déplorables des ouvriers/ couturièr(e)s qui confectionnent les vêtements. C’est d’ailleurs pour cette raison que je fais mon mémoire sur l’entrepreneuriat dans la slow-fashion qui est plus compatible avec une éthique sociale dans le processus de production que la fast-fashion. »

Clara : « Non pas spécialement. Après je « fais attention » je réfléchis avant d’acheter, j’aime aussi beaucoup la seconde main.« 

Tentes-tu d’être un peu plus écologique dans d’autres domaines que celui du shopping ? Quels sont tes petits gestes écolo au quotidien ?

Shanice : « Je trie mes déchets comme la plupart des gens.  Je ne me considère pas écolo pour autant. Si je consomme dans des magasins comme Naturalia ou Biocoop’ c’est uniquement pour des raisons de santé & bien-être. Mais encore une fois, les prix me poussent à faire plus massivement mes courses dans les grandes enseignes et réserver mes achats en circuit-court à quelques aliments. Je suis un peu sceptique quant au fait que les actions individuelles puissent avoir un réel impact sur l’environnement en vivant dans une société capitaliste qui surproduit encore et toujours. Je respecte beaucoup les gens qui font attention à avoir une consommation éthique car ce n’est pas facile de faire attention à tout. Je suppose qu’on prend l’habitude. »

Clara : « Dans ma vie de tous jours oui j’essaie, je recycle, pas d’emballage, toujours un sac en tissu pour pas prendre les sacs en plastiques… »

Aimerais-tu essayer de consommer mieux ? Que faudrait-il pour vraiment te convaincre ?

Shanice : « Pour me convaincre il faudrait que tout le marché soit homogène et que les prix baissent. »

Clara : « Mieux, pas spécialement car je trouve que je consomme « réfléchis ». Je fais attention sur le long terme, je veux des produits qui durent dans le temps et qui résistent. Il m’arrive de faire attention aussi à la provenance même si cela ne m’empêche pas d’acheter sur ASOS. Pour me convaincre ? Plus de possibilité et moins de coûts, car soyons honnête c’est un gros point … »


LA CONSOMMATION PLUS ETHIQUE ET ECOLOGIQUE

Depuis quand consommes-tu mieux ?

Téva : « Depuis fin 2018 il me semble. »

Louise : « J’ai commencée à « transitionner » il y a 4 ans, mais ça fait 2 ans que je ne consomme plus que de la seconde main, ou des vêtements éco responsable. »

Quelles étaient tes motivations ? (Quel est le problème du fast-shopping se- lon toi?)

Téva : « Étant donné que je fais mes études dans la mode, je vois tout le back office si on peut dire ça. Et je sais à quel point la fast-fashion c’est mauvais. Je n’avais pas de motivations particulières, en vrai du jour au lendemain j’ai dit « j’arrête! ». Le problème du fast-fashion c’est qu’on ne devrait pas payer un t-shirt moins cher qu’un sandwich. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde. On s’indigne du réchauffement climatique, qu’on détruit la planète, qu’il faut faire attention. Alors la première chose est de consommer mieux. L’effondrement du Rana Plaza, est le témoignage que cette industrie est meurtrière pour tous ces ouvriers qui sont payés une misère pour nous faire le plus de vêtements possibles. »

Louise : « Une urgence écologique très forte, à laquelle il fallait à tout prix trouver des solutions (et il faut encore plus maintenant qu’il y a deux ans, on est dans une course effrénée contre le temps là). Je Le problème de la fast fashion est multiple. Les prix sont exorbitants, pour des marges de bénéfices énorme. On s’en rend compte quand un magasin à la possibilité de faire des réduc à 50% et 75% ! Et on sait donc très vite ce qu’il y a derrière. Une main d’oeuvre treès mal payée, travaillant dans des conditions inhumaines, tous les vêtements fait à l’étranger (donc une empreinte carbone énorme dans la livraison), fait dans des conditions écologiquement désastreuse (comme la teinture des vêtements par exemple), et enfin fabriqués dans des matières polluantes, que ce soit pendant la réalisation, et après quand le tissu va en machine, ou est jeté. »

 

Comment procèdes-tu pour consommer éthique ?

Téva : « Dans un premier temps, je fais comme tout le monde, je cherche sur internet. J’ai regardé différentes marques éthiques et je suis ce qu’elles font. J’essaye de consommer mieux, et écologique, ou alors pas de fast-fashion, cependant je ne consomme pas que des marques éthiques. »

Louise : J’achète mes vêtements dans des friperies, des vides greniers, des magasins de seconde main (type magasin solidaire et d’associations (Emmaüs, Secours Populaire etc)), ou encore les ressourceries. Mais aussi en vide dressing, que ce soit des vide dressing organisés par des particuliers ou des blogueuses (mes préférés puisque elles reçoivent beaucoup de choses gratuite qui valent un certains prix qu’elles revendent très peu cher, ce qui permet entre autre d’avoir des pièces plutôt unique). Et pas mal sur Vinted aussi. J’achète et j’y vend des vêtements. Soit du vintage, soit justement des marques de fast fashion auxquels je ne veux absolument pas donner d’argent, mais si le vêtement se retrouve sur vinted, il est déjà dans le circuit malheureusement, alors je me le permet.

Est-ce que ce mode de consommation est plus couteux ?

Téva : « NON! Pas plus qu’un autre. Il y a énormément de marques éthiques ou bio qui ne sont pas si excessives. Il faut juste s’y intéresser. Forcément il y a des marques plus chères, mais pour donner un exemple, le tissu bio est un peu plus cher, mais pour une bonne qualité ça équivaut au même prix. Ensuite, il y a le fil, et les finitions, là le prix monte mais parce qu’il y a plus de travail, et plus de coutures. En fast fashion, le prix est bas parce qu’il y a très peu de couture, le temps est chronométré pour faire un t-shirt (souvent cousu en une fois).

Louise : « Pour le coup pas du tout. Après bien sur, quand j’aurai fini ma phase de recherche avec les marques éthique, je sais que certaines pièce vont être un peu plus chère. Mais c’est toujours à des prix totalement réaliste, en accord avec la chaine de fabrication du vêtement donc je trouve ça logique. Mais actuellement, n’achetant que de la seconde main, je dépense beaucoup moins qu’avant, et je me fais tout autant voir même plus plaisir, tant la recherche est plus agréable. Je vais vraiment être difficile sur les pièces, et porter attention à plein de détails, c’est un peu une chasse au trésor, j’adore ! »

Est- ce qu’on peut être tendance tout en consommant mieux ?

Téva : « Bien sûr! Le vêtement ne fait pas tout! La façon de le porter et de le matcher compte beau- coup. »

Louise : « Je ne vois pas pourquoi ce serait 2 choses dissociables.
Je ne pense pas non plus que s’habiller chez H&M c’est être tendance. Pour moi, quelqu’un de tendance c’est par rapport à son style et non pas par rapport aux style que les magasins propose. Que la personne s’habille en fast fashion ou en mode éco responsable, ce ne sera pas ça qui définira si elle est tendance ou non ! Je pense qu’au contraire en consommant mieux, on va être plus spécifique sur les pièces que l’on aime, et que l’on veut porter. Donc on affine son style finalement ! »

Est-ce que ce type de consommation va de pair avec une philosophie de vie plus éthique, de manière générale, en dehors du shopping ?

Téva : « Généralement oui. Dans ma manière de manger déjà j’essaye, et côté beauté aussi.« 

Louise : « Pour le coup, avant la mode j’avais commencé à appliquer des petites choses. Par exemple je ne consomme que du maquillage cruelty free depuis un peu plus de 4 ans maintenant. Et petit à petit j’essaie de changer des choses chez moi, pas mal dans la salle de bain (disque démaquillant lavable, huile au lieu de démaquillant, savon dur pour le corps et les cheveux, culottes menstruelles etc). Pour ce qui est de la vie de tous les jours, j’essaie aussi de faire attention dans mes achats de nourritures, en achetant de saison et local. Pour les produits d’entretiens, je cherche des labels écocertifiés etc. Donc oui, je pense que petit à petit quand on fait attention sur un domaine, on a forcément envie d’étendre ses efforts à d’autres choses. »

Un conseil à donner à ceux qui aimerait se lancer ?

Téva : « Il faut s’enlever les préjugés sur la mode éthique, et consommer mieux. Se renseigner, beaucoup confondent, fast-fashion et mode éthique, on ne parle pas de la même chose même si c’est en relation! Et puis s’en rendre compte c’est déjà un grand pas! »

Louise : « Foncez ! C’est à la portée de tout le monde de faire des petits efforts. Je ne dis pas de changer tout son mode de consommation, mais de s’ouvrir un peu à ces autres choses. Surtout que la mode éco- responsable est entrain de se faire sa petite place, il n’est plus si difficile d’avoir accès à tout ça. Je suis étudiante, et j’ai juste un petit boulot à côté des cours, m’habiller en consommant mieux, ne me ruine pas, donc l’argent n’est vraiment pas une excuse. Et puis faire un peu plus attention c’est aussi prendre conscience de nos achats, et donc en profiter un peu plus je pense ! »


Alors est-ce que Téva et Louise vous ont convaincus ? Perso je pense que acheter plus souvent de l’occasion c’est jouable, ça reste abordable. Après je pense que je consommerai encore du fast-shopping, je suis trop habituée. Mais c’est vrai qu’il faut penser à ces travailleurs et à l’environnement. Pour ce qui est des fringues ça risque mettre encore un peu de temps pour moi, mais j’essaie de faire des petits gestes quotidiens sur d’autres domaines déjà. Le tout c’est de commencer quelque part et d’essayer de prendre conscience de ce qui n’est plus acceptable.

Je voulais juste faire cet article parce que c’est un sujet d’actu, et parce que grâce à Téva et Louise on voit que c’est faisable, même si on n’a pas un budget de fifou.

Dites nous en commentaire ce que vous en pensez, et si vous voulez changer vos habitudes de consommation n’hésitez pas à aller les suivre pour avoir plus de conseils au quotidien. A très vite. Kissouuuu.


PS :

Dans cette idée d’une consommation plus « verte », je voulais vous faire découvrir l’eshop d’une copine qui se lance.

Elle aussi a été écœurée du fast-shopping. Aussi bien pour ce qui concerne les conditions de travail que les problèmes environnementaux. 

Elle propose des pièces de qualité qui vous dureront dans le temps, et qui sont made in France. Elle collabore avec des créateurs français. Les règlementations françaises ont un coût, mais plus on consommera du made in France plus le coût finira par baisser. Du coup ses pièces sont  un « un peu cher » (moins de 100€ donc ça va encore) mais il y a aussi l’onglet « vintage » qui est bien plus abordable puisqu’ici il s’agit de seconde main qu’elle chine elle même en collaboration avec des associations.

L’objectif de son shop c’est donc de trouver des pièces de qualité que l’on peut garder longtemps tout en étant écologique et éthique.

>> www.marlenerougier.com <<

INSTA : @marlene_rougier


 

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Audrey

25 ans | Bordeaux

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